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Le projet MEREN Nord fait l’objet d’une concertation préalable ouverte à tous. Vous pouvez ici partager votre avis, poser une question ou formuler une proposition. Chaque contribution participe au dialogue autour du projet et sera examinée par le Département dans le cadre de la concertation. Une réponse vous sera apportée dans un délai de 15 jours maximum.
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L'une des solutions serait de récupérer l'eau perdue en sortie de l'usine hydraulique de Ste-Rose, qui se jette à la mer, avec un réseau de canalisations en bord de mer (ou/et enterré,..) Si la construction d'une usine de potabilité n'est pas possible, cette eau pourrait être orientée entièrement vers l'irrigation ... "Projet éteint" proposé, il y a des décennies de cela, par le regretté & visionnaire Paul Vergès (comme le Tram-Train, moi lé pa communiste...loin de là!! mais té des bons projets) ? Si le volume n'est pas suffisant ça pourrait contribuer à avoir plus d'eau & surtout moins de travaux à financer... Dans ce projet, à gros sous pour les cols blancs, beaucoup de gens plus intelligent que moi travaillent sur ce projet & personne n'a pu proposé cette solution ??... Ce serait dommage car cette eau est gaspillée en étant rejetée à la mer alors que nous manquons d'eau.. Même si des machineries diverses devront être installées pour l'acheminement de cette eau (point zéro à nécessairement plus haut), le budget de ce projet pourrait être beaucoup moins important, même avec une (ou des) usine(s) pour la potabilisation de l'eau...IS'NT IT ??
Bonjour l'équipe,
e voulais participer, mais en lisant les autres commentaires, je me demande vraiment à quoi sert ce site lol.C'est magique : si on écrit "Beau projet" ou "Bravo" comme Dodo, Stark, Moutien ou StephL, on a droit à des remerciements immédiats de votre part. Si on a le malheur de parler d'eau de pluie comme Thomas, Katy ou Serge, on gagne le droit au même paragraphe robotique copié-collé au mot près sur "l'enveloppe de 5 millions d'euros".
Par contre, quand on lit de vraies questions argumentées, comme celles du directeur agricole M. Payet ou de ce Lionel, là c'est le silence radio absolu, aucune réponse ! Et pour ceux qui demandent des détails concrets sur les coûts ou le tracé, comme M. Cluzel ou un usager anonyme, vous esquivez en disant d'aller lire le dossier ou de venir à la réunion au Palais de la Source.
Pour couronner le tout, vous répondez à M. Cluzel que le site va s'enrichir de nouvelles informations "au fil de la concertation et de l'avancement des études". Oui, mais la concertation s'arrête bientôt, le 7 décembre 2026 ! Le temps d'examiner les nouvelles pièces à la dernière minute, nous ne sommes pas des professionnels nous... .
Du coup, s'il n'y a aucune vraie réponse en ligne pour les questions un peu gênantes et qu'il faut obligatoirement se déplacer en séance plénière au Conseil Départemental pour espérer être écouté, pourquoi faire ce site à part pour votre auto-satisfecit ?Merci d'avance pour votre réponse (et inutile de me copier-coller le lien d'inscription pour la réunion, je l'ai déjà vu 10 fois sur la page rires). »
1) Quelles ressources en eau ??
Si les enjeux en termes d’usages sont très largement décrits en vue de justifier la réalisation du projet MEREN, ce dossier de consultation est très décevant dans la mesure où il n’apporte aucun éclairage sur les ressources en eau prévues d’être mobilisées dans le cadre de ce projet d’envergure.
Le sujet est pourtant majeur dans le contexte que l’on connait : une pluviométrie et des ressources en eau déjà en baisse structurelle depuis plusieurs décennies, avec des effets de plus en plus visibles en saison sèche, et les évolutions futures sont encore mal documentées dans le cadre du changement climatique. Les prévisions selon la TRACC montrent toutefois clairement un enjeu très fort d’allongement et d’intensification progressive de cette saison sèche en particulier. Donc des ressources de plus en plus contraintes, au cours d’une période de 7 mois pendant laquelle les besoins en eau, en particulier pour l’agriculture, sont et seront toujours plus importants.
Sachant en outre que les ressources en eau prélevées dans le cadre de l’infrastructure de transfert des eaux d’Est en Ouest (projet d’irrigation du littoral Ouest – ILO) sont entièrement utilisées à l’heure actuelle, quelles incidences le projet MEREN aura-t-il sur la situation actuelle du transfert des eaux ?
En effet, comme l’indique le schéma page 7, le projet MEREN vient se greffer sur l’infrastructure ILO : « Etape 1 - CAPTAGE DES RESSOURCES Les eaux déjà captées et transitant dans les ouvrages existants seront collectées grâce aux infrastructures de mobilisation du projet » puis transférées via la « GANOR » (« Etape 2 ») vers la potentielle infrastructure de distribution MEREN.
De quelles ressources s’agit-il ? Quelles seront les incidences sur les ressources exploitées ? Quelle est la prospective quantitative de ces ressources dans le contexte de la TRACC (cf. étude prospective Explore OM de l’INRAE dont les résultats ne seront finalisés qu’en 2029 ?) ? Quelles seront les incidences sur le transfert des eaux vers les infrastructures d’irrigation des littoraux Ouest (ILO) et Sud (PISUD) ? etc…
MEREN = un nouveau tunnel dans la montagne, des kilomètres de tuyaux et d’ouvrages hydrauliques, des millions d’euros de dépenses d’investissement… Mais quelle eau à mettre dedans concrètement en 2050 ? et quels impacts sur les autres infrastructures déjà existantes ??
A ce stade, en l’absence d’information permettant d’apporter un éclairage rigoureux et transparent sur ces questions, il est légitime de s’interroger sur les risques de maladaptation du projet MEREN.
Ces risques semblent significatifs jusqu’à preuve du contraire.
2) Quel soutien réel de l’agriculture et de la sécurité alimentaire réunionnaise ?
Quid du soutien réel des besoins en eau du secteur agricole à long terme ? Ce dossier, ainsi que les communications du Département sur le projet font apparaître qu’au-delà d’un affichage de soutien des besoins en eau agricole, la fourniture d’eaux brutes pour la production d’eau potable apparaît comme un objectif central du projet.
Aucune clé de répartition cible entre usages (agricole, AEP, autres usages) n’est clairement exposée dans ce document de consultation.
On peut donc légitimement s’inquiéter puisque des documents de communication du Département sur le projet MEREN évoquent 17 Mm3 (sur 30) soit 57% des volumes dédiés à l’agriculture - souveraineté alimentaire, 30% pour l’usage eau potable et 13% pour les activités économiques. Cependant, plus récemment, par voie de presse le Département précise que Meren « "permettra de livrer jusqu'à 500 litres par seconde, soit plus de 40 000 m³ d'eau par jour, afin de contribuer à sécuriser la distribution d'eau potable" » ( https://imazpress.com/faits-divers/meren ). Un tel volume d’eau quotidien correspond à un volume annualisé de 14,6 Mm3, soit 50% des volumes annoncés dans le cadre du présent dossier MEREN.
30% d’eau destinée à l’eau potable ? ou 50 % ? ou plus encore ? combien restera-t-il pour l’agriculture en 2050 ou en 2100 ? Jusqu’où va-t-on laisser augmenter la consommation d’eau potable par la population sans agir sur la demande, en particulier via une tarification progressive garantissant à la fois les besoins fondamentaux à un coût socialement adapté et taxant fortement les gros consommateurs dont les usages sont contraires à la nécessaire sobriété collective. Il faudra un jour choisir entre les piscines (par exemple) et l’alimentation. Attendra-t-on d’être dans le mur pour changer le logiciel de l’action publique ?
Si l’on s’en réfère au projet de transfert des eaux d’Est en Ouest (projet d’irrigation du littoral Ouest – ILO), projet financé par des fonds sensés soutenir un projet hydro-agricole, on peut légitimement s’interroger. L’arrêté d’autorisation ILO prévoit en effet 73 % d’eau pour l’usage agricole, 18 % pour les usages eau potable et industriels et 9 % pour la recharge de la nappe de la rivière des Galets.
En 2024, seulement la moitié de l’eau distribuée dans le périmètre ILO (51 %) est directement associée aux activités agricoles professionnelles, alors que les collectivités en mobilisent 45 % pour l’adduction d’eau potable, cette part relative de l’AEP augmentant en outre de façon tendancielle depuis la mise en service de ces infrastructures.
Donc concrètement : quelles ressources pour quels usages dans le projet MEREN ??
Le document de consultation n’apporte aucun éclairage sur ces questions majeures pour la sécurité hydrique et alimentaire de l’île.
3) MEREN REUT : cette composante est également quasi absente du document. Elle n’est présentée que dans la partie financière. C’est dommage. Pourquoi est-elle hors champ de cette consultation ? Je suis favorable à cette composante du projet. Il est intéressant de valoriser les eaux traitées.
4) Enjeu énergétique – transition écologique
Conduite maitresse et réseaux de distribution : il est impératif que les altitudes du réservoir de tête et de la conduite maîtresse soient les plus hautes possibles afin que la distribution d’eau puisse se faire de façon gravitaire.
C’est un enjeu stratégique à long terme en terme d’exploitation et de sécurité.
Il serait totalement anachronique de reproduire l’erreur majeure de l’infrastructure ILO dont la consommation énergétique est considérable, structurellement couteuse et absurde (cf. conduite maîtresse dans les Bas et « antennes » nécessitant des pompages de refoulement pour faire remonter une grande partie de l’eau vers les Hauts). Des gigawattheures d’énergie consommée chaque année qui alourdissent les coûts récurrents d’exploitation, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre et constituent une fragilité systémique de l’infrastructure ILO (pas d’énergie, pas d’eau).
En conclusion, un avis très réservé en raison du caractère lacunaire de ce dossier. Le public est en droit d’obtenir des informations bien plus circonstanciées sur un sujet aussi important. Désolé de l'écrire ainsi, mais cela pourrait être assimilé à "mettre la charrue avant les boeufs". "On va poser des tuyaux et après on verra bien en 2040 ou 2050 comment réaliser les arbitrages d'allocation des ressources en eau finalement disponibles, entre usages et territoires..." Il serait bien de ne pas confondre vitesse et précipitation. Consulter le public sur un dossier aussi incomplet pourrait être jugé très discutable en terme d’éthique, désormais d'autant qu'il s'agit d'un sujet majeur, complexe et systémique car toutes les infrastructures d'eau sont désormais plus ou moins interconnectées ou liées en termes d'exploitation. On a vraiment la désagréable impression (peut-être erronée) qu'il s'agit de cocher la case "consultation du public" pour continuer ensuite à dérouler un programme défini unilatéralement.
Directeur technique d’une organisation de producteurs de fruits et légumes , je constate chaque année l’impact croissant des sécheresses sur les exploitations du Nord et de l’Est : baisse des rendements, irrégularité des récoltes, fragilisation des petits producteurs. La sécurisation de la ressource en eau est une nécessité pour maintenir une agriculture locale, et je suis favorable au principe du projet MEREN Nord.
Je souhaite toutefois attirer l’attention du maître d’ouvrage sur les points suivants.
- Le délai. Une mise en service vers 2038 laisse les agriculteurs sans solution pendant plus de dix ans. Des mesures transitoires doivent être prévues : soutien aux retenues collinaires, au stockage sur exploitation et à l’équipement en irrigation économe.
- L’accès réel des petites exploitations. Le réseau n’aura d’utilité que si les agriculteurs peuvent s’y raccorder. Le financement des dessertes jusqu’à la parcelle et une tarification de l’eau agricole soutenable doivent être clarifiés dès maintenant.
- La répartition en période de crise. Les règles de partage entre eau potable et usage agricole lors des sécheresses doivent être définies à l’avance, de façon transparente, afin que les exploitants puissent anticiper.
- La protection du foncier irrigué. Les terres desservies par un investissement public de cette ampleur doivent être protégées durablement de l’urbanisation, faute de quoi l’effort collectif profitera à des parcelles appelées à sortir de l’agriculture.
- La qualité de l’eau réutilisée (volet REUT). Les fruits destinés à l’export répondent à des certifications exigeantes (GlobalGAP, HVE, agriculture biologique). L’eau distribuée doit être compatible avec ces cahiers des charges, et les usages autorisés selon les cultures doivent être précisés.
- L’accompagnement technique. Un appui aux agriculteurs (pilotage de l’irrigation, matériel économe, conseil) doit être prévu pour garantir une utilisation efficace de l’eau dès la mise en service.
- Le respect des milieux. Les prélèvements doivent garantir les débits réservés des rivières, condition de l’acceptabilité du projet sur le long terme.
Enfin, il serait intéressant d’associer les organisations de producteurs à la suite du projet, notamment à la conception du réseau agricole, au recensement des besoins en eau des exploitations et à la définition des règles de répartition. Relais de terrain auprès de leurs adhérents, elles pourraient contribuer à ce que MEREN Nord réponde au plus près aux besoins concrets des agriculteurs.
Le passage qui doit se situer dans les montagnes des hauts de Sainte-Marie nécessite une consultation publique plus importante et des éléments plus concrets. Nous ne pouvons pas abîmer notre patrimoine. Même si l'idée générale est louable, il faut plus d'informations à ce sujet.
Bonjour, je trouve le projet MEREN Nord très intéressant pour Sainte-Suzanne et l’Est de La Réunion. Il est important qu’il avance en informant les habitants concernés et en préservant nos milieux naturels. Il serait également intéressant d’étudier la récupération des eaux de pluie comme solution complémentaire.
Mon avis sur ce projet que je n’approuve pas car j’ai vue le niveau d’eau de la rivière du mat diminuer suite au basculement est en ouest et le désastre écologique que sa a été maintenant on veut en enlever encore . Que restera à la rivière du mat et son écosysteme une fois qu’on ce chantier terminer sans compter le gouffre financier que sa va être il y en a qui ont la mémoire courte moi je suis contre
Bonjour, je trouve le projet MEREN Nord très intéressant. Il faut que le projet avance, en informant bien les habitants concernés par les tracés. Il faudra aussi faire attention aux milieux naturels, qui font la richesse de notre île et peut être passer aussi par la récupération des eaux de pluie dans l'est...
Bonjour. A titre personnel, je trouve ce projet très complexe et coûteux (rappelons nous le chantier du basculement des eaux), voire dangereux dans un contexte où Salazie est elle-même confrontée au manque d'eau. Il serait plus pertinent selon moi d'investir dans des systèmes d'économie d'eau (irrigation intelligente, par goutte à goutte...) pour économiser la ressource, tant auprès des professionnels que des particuliers.
Bonjour,
ce projet pharaonique ne me semble pas adapté aux enjeux actuels. Salazie manque déjà d’eau….Ne faut-il pas plutôt mieux gérer la ressource, prévoir sur le long terme le remplacement de la canne par une production locale de ce que nous importons toute l’année. Et revoir la part de basculement Est/Ouest essentiellement orientée sur la canne, avec des réseaux fuyards.
La réutilisation après traitement des eaux grises et eaux des STEP de la Réunion est également à favoriser, y compris pour les installations ANC qui pourraient permettre une belle économie de dépense de la ressource…..encore faut-il y mettre les moyens et encourager ces pratiques !
Le projet MEREN Nord constitue une initiative essentielle pour le développement durable et la sécurisation des ressources en eau de notre territoire Face aux défis du changement climatique et aux épisodes de sécheresse, ce projet représente un investissement stratégique pour garantir l'accès à l'eau, soutenir notre agriculture locale et renforcer notre autonomie alimentaire.
Bonjour, après avoir dévié les eaux de l'Est vers l'Ouest, il y a des sécheresses dans l'Est, les microclimats de l'Est sont modifiés. Le problème des ressources en eaux sont liés aux activités humaines ( déforestation, forages et déviation des eaux) Toutes les rivières de la Réunion sont impactées. Si on continue à modifier les écoulements naturels de l'eau, ça va empirer. Ce qu'il faut revoir ce sont les stratégies agricoles et les occupations humaines sur l'île.
Beau projet, il tait temps de s’attacher et de penser utilement.
Coté Ouest et sud ? Un projet similaire serait également Le Bienvenu pour ces régions.
Quid d’un tel chantier pour ces régions ?
Ce projet, dont on parle depuis des années, est indispensable. Il peut être une réponse aux périodes de sécheresse que nous connaissons et allons de plus en plus connaître avec le changement climatique annoncé.